Common Bodies

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Common Bodies

Artist Talk:
Friday 19th June 2015 (6pm – 7pm)

Preview Night:
Friday 19th June 2015 (7pm – 9pm)

Dates & Times:
Friday 19th – Thursday 25th June 2015
Tue – Thu (10am – 5pm) Sat (1pm – 5pm)

Venue: East Street Arts Project Space
Patrick Studios, St Mary’s Lane, Leeds, LS9 7EH

East Street Arts is proud to present ‘Common Bodies’, an immersive exhibition of new and existing video works by over 30 artists drawn from an international open call.

Artists Involved:

Angelo Mosutan / Ann Oren / Anna Peaker / Annabel Amin / Antoine Marroncles / Ashley Holmes / Avril Z. Speaks / Colby Jennings / Daniel Shanken / Elizabeth Murton / Filippa Dobson / Guillaume Cazalet / Jack Fisher / Jemma Egan / Jessica Buie / Jessica Giacobbe / Johann Baron Lanteigne / Joseph Ismail / Julia Miorin / Karl Sims / Linnea Martinsson / Liv Thurley / Liz Wilson / Luke Nairn / Megan Brain /Natalie Sanders / Patrick Kennelly / Rebecca Clark / Rhea Storr / Rob Searle / Sandra Crisp / Shannon Willis / Stanley Quaia / Stephen Irving / Taudalpoi / Theoklitos Trian / Thomas Cheneseau / Thomas Tyler / Thomas Yeomans / Verity Birt

Curated and produced by artist Tom McGinn, the exhibition examines the tensions and (dis-) continuities between video and sculpture, and the varying demands they make of their audiences.

Drawing comparisons to our daily, collective engagement with both the virtual and the physical, many of the works in the show foreground the material importance of the screen, as a device for communicating lived, bodily experience, and as a site for the sharing of knowledge via the ‘common’ language of images.

This exhibition is a continuation of Tom’s residency at pocagallery in Portugalete, Bilbao, during the summer 2014, supported by East Street Arts.

Artist Talk:
Tom McGinn will give an informal talk about his experience at pocagallery and discuss the new installation in the Project Space.

Image Credit: Guillaume Cazalet, Essai IV (still)

Spectateur(s) : Promeneur augmenté #2

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L’objectif de ces secondes journées d’études est à la fois de porter une réflexion sur les nouvelles postures de spectateur que nous entreprenons face aux dispositifs que nous proposent les technologies nomades, pervasives et réflexives de cette seconde décade du troisième millénaire, ainsi que de continuer à dresser un état des œuvres qui annoncent l’émergence de contenus immersifs partagés. Alors que les journées d’avril 2014 mettaient l’accent sur le spectateur nomade, ces secondes journées d’étude essaieront d’approcher la posture du corps spectateur face aux nouveaux espaces narratifs, selon les recherches de chacun des intervenants de ces quatre tables rondes de ces deux journées autour de quatre axes : points de vue-spectacles ; une vie programmée ; la mécanique des émotions et le spectateur-écran.

Seconde Journée(s) d’Etude internationales Spectateur(S) : Promeneur Augmenté, autour de la posture de spectateur augmenté de toutes ses mobilités sensorielles.

Argumentaire

L’objectif de ces secondes Journées d’Etude est de porter une réflexion sur les nouvelles postures de Spectateur entreprises face aux dispositifs que nous proposent les technologies nomades, pervasives et réflexives de cette seconde décade du troisième millénaire, mais aussi de continuer à dresser un état des œuvres et autres dispositifs qui annoncent l’émergence de contenus partagés.

Alors que les premières journées d’avril 2014 mettaient l’accent sur le nomadisme, ces secondes rencontres essaieront d’approcher la posture du corps-spectateur face aux nouveaux espaces narratifs à travers les recherches et les pratiques des intervenants des 4 thématiques présentées dans la Salle Brabant de la SCAM.

Spectateur(s) : corps augmenté

Les images contemporaines rentrent en échos (et souvent en collision) avec la vie de leurs spectateurs. Les industries du divertissement, télécommunications, spectacles et les lieux consacrés de la culture se posent enfin la question des implications de cette interactivité visuelle et physique, de plus en plus immersive, interactive, intrusive, médiatrice et collaborative.

Musées, plateformes de jeux ou d’éducation, programmes de télévisions se retrouvent chaque jour confrontés aux enjeux que les plasticiens (et plus particulièrement ceux des nouveaux medias) apprivoisent et trangressent depuis déjà plusieurs décennies : dispositifs d’échange Homme/Image/Machine conçus comme des interrogations, et des points de vues sur une société en devenir.

Les écrans nous suivent, nous poursuivent, nous accompagnent et nous absorbent. Le spectateur, visiteur, flâneur, promeneur augmenté de tous les types de «médiations», que les musées (et assimilées), dans, ou hors, les murs, entraînent sur les pistes d’une expérience spatiale et temporelle partagée, découvre et habite aujourd’hui l’utopie d’un meta-musée, meta-cinéma, méta-monde : meta-fiction de sa vie même.

Ce spectateur, les promoteurs d’un art total le voient déjà appareillé de son écran personnel, de lunettes de réalité augmentée et/ou de puces RFID, avec la promesse de faire de lui, non pas un simple inter-acteur, mais le réalisateur de sa propre expérience et même parfois un simulacre de chef d’orchestre.

Rêve ou cauchemar ? Illusion ou sur-réalité… C’est peut-être une nouvelle façon de voir ce qui se profile… de voir et de vivre avec son corps dans une totale empathie narrative avec les images (et les marques) d’aujourd’hui.

Le spectateur contemporain se projette de plus en plus vite – sorte de promenade multisensorielle – dans les histoires, les images et les sons du monde que lui préparent les auteurs multimédias. Au musée, au cinéma ou dans le métro, en promenade ou allongé, seul ou en réseaux les devices modernes lui proposent d’être partout et jamais là, mais de s’immerger dans les écrans du spectacle sociale. Dans les années 80, le Walkman (de Sony) a inauguré cet erre mais jamais nous aurions iamginé la suite. Là plus que jamais le digital permet ici et maintenant de pratiquer, de se connecter ou de se déconnecter pour uploader un univers, de partager et d’augmenter notre expérience des images.

Prescripteur, pratiqueur (attitude developpée par Emmanuel Mahé), émancipé (selon Jacques Rancière) ou simple spect-acteur, le spectateur contemporain assagit par le théâtre des 19ième et 20ième siècle, voit sa flânerie cinématographique, scénique ou muséale s’accélérer sans fin, littéralement projeté comme sujet de ses propres consommations. Simple mortel que la vitesse de la machine supplante à jamais (par sa vitesse de calcule sur humaine) Il y voit une fin de non retour, un monde post-digital aux temporalités déshumanisées.

Devant les catastrophes annoncées, les artistes proposent des solutions. Un web 3.0 qui permette « de cartographier le web et ses usages et … de ne pas se noyer dans un web 2.0 aux temporalités ingérables » selon Christophe Bruno. « Produire les conditions d’une esthétique qui couple effectivité et affectivité avec un engagement réflexif » pour Samuel Bianchini qui propose aux artistes, « pris entre traçabilité et monétarisation, de prendre en charge la composante société, en produisant de concert oeuvres et outils dans une démarche d’organogenèse ».

Car dans dans un monde augmenté, le concept d’humanité hybride est d’autant plus prégnant, comme annoncé par les fictions dès les années 80/90, que le philosophe Eric Sadin y voit une « dissolution du corps dans les limbes numériques manifestant la victoire définitive du calcul sur toute vie organique ».

Il semble plus que jamais urgent de poursuivre le panorama entrepris en avril 2014 pour faire le point sur ce « corps augmenté » et regarder quelles projections il peut encore subir afin de, non plus seulement voir cet invisible auquel nous promet d’accéder l’Art, mais de tutoyer  la création au quotidien, en  enmultipliant ses points de vue, afin d’accéder à la communion créatrice (révélatrice) d’un face à face avec l’œuvre pour enfin…

Programme des journées

Lundi 8 juin

Salle Charles Brabant

8h45 Accueil des participants (café).

9h15 Présentation des journées par Jean Jacques Gay et Khaldoun Zreik

9h30 TR #1 – Points de vue spectacles :

Tout Spectacle propose à son (ses) spectateur(s) un point de vue spécifique qui l’engage à se démarquer en tant que personne et « base de donnée souvenir »…Ce jeu d’archives si l’on peut dire nous associe dans une communion de subjectivités avec lequel l’artiste joue et déjoue autant que son spectateur.

Intervenants :

  • Christophe Domino/ Histoires de grandes et petites Images (titre provisoire).
  • Simon Bouisson / Point de vue divergents, fictionnels et transmédias.
  • Don Foresta / vision Caméra : de la Danse aux Réseaux.
  • Atau Tanaka / Physiological Computing.

Modérateur Jean Jacques Gay

12h00 Discussion avec la Salle

13h00 Pose déjeuner

Lundi 8 juin

Salle Charles Brabant.

14h15 Accueil des participants

14h30 TR #2 – Une vie programmée ! :

La machine intelligente est au centre de notre vie (Le Smartphone comme le PC) personnelle et professionnelle, amouseuse, ludique, administrative… rêvée. Sans pour autant revenir à 1984, cette posture de sur-humain digital qui nous va si bien (regardez nos enfants !) engendre sacrifices et créativité, postures, et nouvelles achines ; l’intelligence faite corps ?

  • Michel Bret / Anyflo une intelligence esthétique.
  • Aurélien Bambagioni / L’Artiste géolocalisé.
  • Gaetan Darquié / <%= Lect(e)ur(e) programmable %>.

Modérateur : Khaldoun Zreik

16h Discussion avec la Salle

17h Fin de la Journée

Mardi 9 juin

Salle Charles Brabant.

8h45 Accueil des participants (café).

9h30 TR #3 – La pratique (fabrique) des émotions.

Jouer avec ses émotions et d’autant plus avec celles des autres comme le font les créateurs est un frisson permanent. Surtout lorsque avec les réseaux sociaux et un entertainment des sens commercialisé à outrance

  • Emmanuel Mahé / Les pratiqueurs. La nécessité d’inventer des concepts pour comprendre les pratiques contemporaines.
  • Khaldoun Zreik / Spectateur Post Numérique.
  • Thomas Cheneseau / Identité augmentée / Indentité 2.0.
  • Marie Laure Cazin / La place du corps dans le cinéma émotif.

Modérateur : Jean Jacques Gay

11h30 Discussion avec la Salle

12h30 Pose déjeuner

Mardi 9 juin

Salle Charles Brabant.

14h00 – TR #4 : Le Spectateur écran !

« Le cerveau c’est l’écran ! » écrivait Gilles Deleuze. Et si le spectateur n’avait jamais été que l’écran de ses angoisses. Face à ce miroir magique, aujourd’hui digital(e), interactif et vivant (si ce n’est de l’Art qu’il incarne) le spectateur partage points de vues et connaissances lors de faces à faces avec les œuvres, émotions engagées, partagées qui sont autant de créations. Ecran initiatique qui transforme aujourd’hui l’exposition, la ville, le réseau et le corps… en terrain de jeu.

  • Maurice Benayoun / Le spectateur exposé à l’oeuvre : Tête à tête ou corps à corps ?
  • Fredéric Curien / Poïétique de l’œuvre interactive, expérience et processus.
  • Jean Jacques Gay / Points de vues partagés – du jeu à l’exposition jusqu’à la scène.

Modérateur : Kaldoun Zreik

15h30 Discussion avec la Salle

17h00 Fin des Journées

Speakers

  • Aurélien Bambagioni // Artiste, Enseignant-chercheur EESI Poitiers
  • Maurice Benayoun // Artiste, Professeur à la School of creative Média, City University of Honk Kong.
  • Simon Bouisson // Réalisateur, Architecte transmédias indépendant, Paris
  • Michel Bret // Mathématicien, Peintre, Chercheur ex ATI Paris 8 et Pionnier de la 3D
  • Marie Laure Cazin // Artiste et réalisatrice, enseignante à l’Ecole Supérieure des Beaux-arts du Mans et à l’UFR d’arts Plastiques à Paris 1 Panthéon – Sorbonne
  • Thomas Cheneseau // Artiste, Commissaire d’exposition et Enseignant, Léaa Poitiers
  • Frédéric Curien // Artiste Sonore, Chercheur Laboratoire Sliders_lab, Enseignant EESI Angoulême
  • Gaétan Darquié // Chercheur CITU Paragraphe, Université de Paris 8
  • Christophe Domino // Théoricien et critique d’art, enseignant à l’Ecole Supérieur des Beaux Arts Tours Angers Le Mans
  • Don Foresta // Chercheur, vidéaste, créateur du réseau MARCEL, France/USA
  • Jean Jacques Gay // Commissaire, Critique d’art, auteur et chercheur CITU Paragraphe, Université de Paris 8
  • Emmanuel Mahé // Directeur de la recherche de l’école des Arts Déco et codirecteur du Doctorat Sciences Arts Création et Recherche, Paris Sciences & Lettres L Research University.
  • Atau Tanaka // Artiste, compositeur, Professeur of Media Computing, Goldsmiths, University of London
  • Khaldoun Zreik // Professeur, Directeur du Laboratoire CITU Paragraphe, Université de Paris 8.

Rencontres Passeurs d’Images

10286802_639331829480658_8283768586688194233_o12e Rencontres Passeurs d’images. Jeudi 18, vendredi 19 et samedi 20 décembre 2014. La Gaîté lyrique Paris.

VENDREDI 19 DÉCEMBRE 2014

FLUX, CONTENUS, CONTRÔLE, MIGRATION DES IMAGES

Débats animés par Jean-Jacques GAY, curateur indépendant, critique d’art, enseignant en cinéma et nouvelles technologies

> 10h-12h30 : IL ÉTAIT UN FLUX / repenser le territoire à l’aune du web

Les images et les flux transforment le rapport au territoire, au mouvement, aux migrations. Que racontent ces flux d’images qui innervent nos sociétés et nos manières de voir ? Une multitude d’outils nous propose de nous balader dans l’image comme on se baladerait dans un paysage. Des artistes investissent ce trouble et ce flux permanent d’images qui redessinent notre rapport à la carte et au territoire, au mouvement et aux migrations et redéfinit les frontières telles qu’on les connaissait.

Intervenants :
• Caroline DELIEUTRAZ, artiste / Deux visions propose de parcourir La France de Raymond Depardon sur Google Street View et interroge nos visions du monde à travers l’image et les flux.
• Nicolas MAIGRET, artiste / The Pirate Cinema rend la géographie du P2P visible, donne à voir les flux et les partages d’images sur écran, fait penser la dissémination des contenus sans contrôle. 
• Anne ROQUIGNY, curatrice, artiste / WJ-S est un dispositif multi-écrans livrant une expérience immersive dans le flux. À la manière des DJ, les WJ-S puisent leurs contenus dans le web et les mixent en temps réel. 
• Dork ZABUNYAN, maître de conférences en cinéma à l’Université de Lille-3 / Que nous disent les flux d’images à l’ère numérique et comment les cinéastes interrogent-ils ces usages ?

> 14h30-16h30 : LE MONDE NE SUFFIT PAS / quand les flux absorbent la frontière entre réel et virtuel

De Avatar à Avalon en passant par eXistenZMatrix ou Total Recall, la transformation de l’humain en flux (voire en image) irrigue une bonne partie de nos imaginaires. Avec l’avènement du numérique, du « big data » et des flux de données, la convergence de l’humain et du flux pourrait devenir réalité, brouillant la frontière entre humain et machine, réel et virtuel. Jusqu’où accepterons-nous de déléguer la prise de décision, de nous en remettre aux machines, et pour quelles raisons ? Si le monde ne suffit pas, quelles seront les prochaines frontières à franchir ? En quoi cela impacte-t-il les manières de penser l’image ?

Intervenants :
• Jean-Baptiste BAYLE, artiste / Les Terminator Studies nous questionnent : et si la réalité rattrapait la fiction ? Et si les machines prenaient le pas sur l’humain ?
• Thomas CHENESEAU et Raphael ISDANT, artistes / HEKKAH est une entité numérique née du flux, omnisciente et qui habite le réseau social Facebook dans le but de se nourrir de nos vies quotidiennes.
• Jacky GOLDBERG (sous réserve), journaliste et réalisateur / Le film In Loving Memory nous permet de penser par l’image l’absorption des frontières entre réel et virtuel. 
• Vincent PUIG, directeur exécutif de l’Institut de recherche et d’innovation, Centre Pompidou / Comment se réapproprier les Big Data et en quoi les machines aideraient-elles à penser l’humain ?
• Eric SADIN, écrivain, philosophe / Avènement d’un régime de représentation qui mêle indistinctement les images directement saisies par les caméras numériques et les images de synthèse.

> 17h-18h30 : SOIRÉE SPÉCIALE / PARCOURS DE CINÉMA en festivals 

Projection d’une sélection d’interviews filmées.
L’opération PARCOURS DE CINÉMA en festivals propose à un public fragilisé accompagné par des structures sociales, de participer à un festival de cinéma et d’en découvrir les coulisses. Le Parcours est construit en partenariat (et avec) les bénéficiaires, et prévoit en amont et durant le festival de voir des films, de rencontrer des réalisateurs, d’être initié aux techniques de reportage et à la construction de l’image, et de s’essayer à l’interview d’une personnalité filmée, donnant lieu à un film court. En 2014, des partenariats ont été engagés avec 24 festivals dont une douzaine en Ile-de-France.